• christophegervot

Mon frère Antoine / Mi hermanito al que llamaba Tonio,

qui, lui, a une initiale en commun avec moi, mais dont la vie, ni la mienne, n’a commencé avec moi, qui aurait été son grand-frère ici, alors qu’il a grandi ailleurs, comme d’autres – mais à présent, nous le sommes, l’un pour l’autre, des frères. Antoine, je ne sais pas pourquoi, je le suivais sur les réseaux, et dans son kiff, c’était rare, pour moi.

Mon frère Antoine, je le connaissais déjà de vue sans savoir. Qu’il était mon frère, petit-frère. Quand on me parlait de son kiff, je parlais de lui comme d’un des meilleurs, en fait, comme de ceux que j’aimais.

C’est drôle, et un jour il a su, je crois, et moi je faisais attention à ne pas trop le croire, sans rien qui ne nous dise, si, vous êtes frères. Il me l’a dit.

Bon, alors, c’est drôle. Drôle comme lui quand je le vois faire ses blagues. Drôle de savoir que c’était justement lui mon frère, alors que je ne faisais que le kiffer à la télé.

Il a grandi, il a joué, il s’est déployé, il a gagné.

Moi qui les suis un peu, maintenant, mes frères, bien longtemps après eux dans le jeu des médias, je ne crois pourtant pas qu’il existe un gêne de la réussite ou de son commencement, tant sont divers nos kiffs, mais je crois, tu crois , tu crois, vous le dites, et moi aussi, je le dis, nous avons eu la chance de cultiver nos dons, quand ils sont apparus.

Nous le devons aussi à quelqu’un qui l’a permis, sans doute.

Et aux autres qui nous entouraient, comme moi, ici, vous ne croyez pas ?

Je vous lance : RSVP.

Christophe Gervot,

écrivain, traducteur, artiste plasticien tous médiums, le 06/09/2020.

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