• christophegervot

Le meeting

aérien

battait son plein, des avions atterrissaient, décollaient, dans une ambiance de fête.

Un ami et moi avions décidé de prendre notre baptême de l’air et cette perspective

nous enthousiasmait.

Aussi,

dès qu’on annonça un nouveau départ, nous nous précipitâmes vers l’appareil.

On nous fit monter

ainsi qu’une dame âgée qui, auparavant, s’était séparée de son caniche.

L’appareil bourdonna et s’engagea sur la piste.

Il décolla sans incident et pris rapidement de l’altitude.

Tous,

à l’exception de la vieille dame qui fermait les yeux, nous admirions le paysage,

magnifique

en cette saison.

Les prairies

parsemées de fleurs,

les bosquets verdoyants,

les moissons dorées,

tout cela

nous émerveillait.

Soudain, nous percevons un bruit sourd, suivi presque aussitôt d’un autre.

Le pilote nous déclara que nous devions

atterrir

rapidement

pour éviter

l’accident.

Selon lui, la panne provenait d’une fuite au réservoir.

Il fallait garder notre calme.

La vieille dame, elle, était devenue blanche et poussait un petit cri aigu à chaque sursaut du moteur.

L’avion perdait de l’altitude.

Le pilote cherchait un endroit plat et dégagé pour nous poser.

Il choisit un champ de céréales en espérant que le blé freine le monoplan.

L’appareil descendit doucement, mais, n’étant pas dans l’axe

du champ,

remonta.

La deuxième tentative fut plus heureuse ; le contact avec le sol fut brutal, le monoplan cahotait puis

s’arrêta lentement

sous les yeux

ahuris

de l’épouvantail.

L’atterrissage était réussi.

Aussitôt, nous félicitons le pilote

tandis que notre doyenne remercie le ciel.

Nous sautons hors de l’appareil heureux de marcher enfin sur la terre

ferme.

Christophe Gervot, écrivain, pour une rédaction de la classe de 4ème du collège dont il était élève, et où il obtint le Diplôme national du Brevet des collèges l’année suivante, le 17 mars 1982.

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