• christophegervot

5 pages de mon nouveau tapuscrit, 5 : page 68 : mes roots musicales

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Mes roots dans la musique,

c’est – je veux dire c’est -

c’est la radio que j’écoutais

quand j’étais ado,

sur le poste, il était grandes ondes, et il marchait pas toujours bien :

le son, on ne savait s’il était correct quand il grésillait ou quand fallait

lui taper dans le dos – je dis le dos, mais c’est pour dire derrière -

et alors, on avait un son plus normal pour des grandes ondes,

pour la radio.

C’est Bowie - « Ashes to ashes », c’est Dylan - « Man gave names to the animals... »,

c’est Rod Stewart - « Do you think I’m sexy » -, c’est Pink Floyd - « Another brick in the wall » -,

c’est Alain Bashung - « Gaby » - … c’est plein d’autres,

au Hit parade des heures de retour de classe, et aussi,

plus tard, le week-end, le soir,

une émission, c’était « Parano »,

une vraie émission, avec trois présentateurs, au début,

puis deux.

Mes roots dans la musique,

c’est Alain Maneval le samedi à la télé,

qui nous fait découvrir Mick Karn,

C’est « Souvenirs », d’Orchestral Manoeuvres in the Dark,

C’est « Feed back » sur France Inter, avec

Bernard Lenoir,

C’est « Let X equal X » de Laurie Anderson,

acheté avec l’album,

qui va avec,

rue Saint-Aubain,

C’est le supermaché du coin ou j’achète

des vynils 33 tours,

c’est, plus tard,

le magasin « Fuzz », à Nantes,

place de la Bourse,

c’est le temps que je mets à passer au CD,

c’est les amis,

quelques-uns,

avec qui c’est possible

d’en parler.

On dit que « sortir du bois », apparaître au public,

quand t’es dans la musique,

et maintenant c’est – je veux dire c’est -

facile,

ce serait difficile.

Pourquoi ?

Pas pour moi.


Parce que je ne veux

que le faire

l’esprit libre.


Mes roots en musique,

c’était la radio,

c’était la télé, le samedi,

avec un autre Antoine, aussi, et notamment,

qui faisait son rapport

sur les must have

sortis en CD.

Antoine, toi le plus destroy de la famille

de la télé,

sais-tu que quand j’étais gosse,

et un peu malade,

alité – ça arrive -

et que j’allais pas à la messe, le dimanche,

ma mère mettait le poste, de télé,

à la porte de ma chambre, et je voyais,

je te voyais, je vous voyais,

faire « Chorus » pour les enfants et les grands,

pendant ce temps, pour d’autres, ailleurs,

de la messe.

Ça ne peut pas te rendre parano, ça, Antoine,

et moi non plus, parce que c’est vrai,

c’est que vrai,

et pas du vrai dans le faux,

c’était ma vie,

et t’y étais.

Bonne journée,

aux spécialistes de musique,

bonne journée la famille,

Si vous êtes là,

frappez trois coups.

On va les faire tourner,

les galettes.

Au fait,

mes roots musicales,

c’est aussi

le « Quintette à cordes » de Schubert,

et « Nature boy », par John Coltrane.

Christophe Gervot, écrivain, traducteur, musicien auteur, artiste plasticien tous médiums, artiste auteur d’œuvres numériques vidéos, psychanalyste et formateur, le 14/09/2020.

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