• christophegervot

4 pages de mon nouveau tapuscrit, 4, page 2 : Trop plein, déficit / Full Nelson

Mis à jour : sept. 16

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Trop plein

Le règne , le tien, le votre,

on connaît.

Celui des conseillers en communication,

et, nouveau celui des « conseillers scientifiques »,

le storytelling,

le testing,

la suspension des droits,

toi aussi, tiens, tu connais.

Oui, nous, on connaît.

Comment ?

Pour faire passer une politique inverse aux valeurs mises en avant dans l’avant, dans le temps dit de la campagne, comme, tu t’en rappelles, nous aussi, tes références : Jaurès,

Et pendant, ton règne : Guy Mocquet,

tes visites sur les lieux de résistance,

brouiller les cartes,

embobiner,

crois-tu ? Crois-tu ? Crois-tu ?

Croient-ils ?

Pourquoi nous courtiser, nous, les gens de gauche ?

L’Ancien régime, c’était avant.

Vous voyez ?

Non, vous manipulez.

Mais qui ?

Plus d’idées politiques, sincères, et réfléchies ?

Plus d’idées mesurées.


Gouvernez-vous pour la réélection du roi,

comme toi, reparti en campagne dès ton accession au trône ?

Pourquoi as-tu loupé

les machines à voter ?

Pas d’intérêt général dans l’intérêt, les intérêts particuliers,

c’est entendu.

Mais justement.



Ou juste ne ment.

Possédants,

politiques,

comme jamais liés.

(Bien compris)

Tiens, qu’est-ce que j’écrivais en ce temps-là ?

Ceci :

Un déficit symbolique

Nous avons eu un président qui, loin d’être à la hauteur de sa fonction, avec la dimension symbolique qu’on en attend, devant se soucier de ses concitoyens et des personnes accueillies sur le territoire de la République, a érigé en principe de gouvernement une politique qui a consisté à monter les français les uns contre les autres, quitte à bafouer les lois élémentaires de l’humanité, comme par exemple celle de l’hospitalité, à désigner des boucs émissaires (la « racaille », disait-il, qu’il voulait éliminer au « Karcher » ; les magistrats incompétents, les gens du voyage, dont il fallait empêcher les regroupements ; les roms, qu’il fallait expulser ; les immigrés…).

L’avènement de la certitude opaque et inflexible

Outre les dérives de la bien-nommée « omniprésidence », c’est-à-dire, comme les observateurs pas toujours sidérés par le potentat élyséen l’ont bien dit dès le début de la présidence Sarkozy, avec une pratique non-partagée du pouvoir, nous avons vu de 2007 à 2012 l’avènement de ministres, à des postes divers, qui personnalisaient cette pratique politique de la « certitude opaque et inflexible », ministres qui ne doutaient de rien, et surtout pas de détenir une vérité que rien de divisait, ni les milliers de professionnels (justice, éducation…), ni les millions d’opposant manifestant pour une retraite juste…

Et aujourd’hui, qu’écrirais-je ? De différent, après ta défaite, et les deux notres qui ont suivi ?

Christophe Gervot, écrivain, traducteur, psychanalyste, auteur d’œuvres numériques vidéos, artiste plasticien tous médiums, musicien auteur, formateur, 2012-le 27/8/2020.

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